Noticias de la Asociación para el desarrollo de la historia cultural: el boletín nº 134

Reproduzco a continuación la interesante información aportada por la Lettre mensuelle de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle. Como se puede apreciar a través de la lectura de este boletín esta asociación, impulsada entre otros por Philippe Poirrier, está llevando a cabo un interesante esfuerzo para dar a conocer los logros del campo historiográfico de la historia cultural, de contornos muy amplios, en el ámbito cultural francófono.

De las numerosas informaciones que se ofrecen a continuación destacaré el magnífico ensayo de Justo Serna que he conocido a través de este boletín por la densidad de sus planteamientos y sus interesantes reflexiones sobre el género de la biografía que ha presentado en una revista catalana. También es de gran interés una entrevista con el historiador visual Adrien Genoudet en la que explica las características de su libro Dessiner l´histoire (ver aquí), del que se da cuenta en el siguiente boletín.

 

LETTRE MENSUELLE DE L’ADHC N° 134,  octobre 2015

SOMMAIRE

Congrès de l’ADHC –> Séminaires & conférences –> Colloques et journées d’études –> Appels à contributions –> Publications –> L’histoire culturelle sur le Web –> L’histoire culturelle dans les revues –> Recensions d’ouvrages disponibles en ligne

 

EL CONGRESO DE LA ADHC

Le Congrès 2015 de l’ADHC se tiendra Samedi 26 septembre 2015 à la Maison de la Recherche Maison de la recherche de Paris-Sorbonne- 28 rue SERPENTE – 75 006 – Odéon- Cluny – St Michel. ·

Matin – 9h-12h salle D040 ·

10 heures-12 heures Conférence d’Avner Ben Amos (Université de Tel Aviv) « La Mémoire nationale israélienne: formation, variations, contestations. ».

Déjeuner

Après-midi 14h-17 h salle de conférences

14h-16h Table ronde « Histoire culturelle et histoire politique : des liaisons complexes? » animée par Jean-François Sirinelli avec Ludivine Bantigny (Université de Rouen), Claire Blandin (Université Paris 12), et Sudhir Hazareesingh (Université d’Oxford)

 

SEMINARIOS Y CONFERENCIAS

Patrimoine mondial de l’Unesco : les enjeux d’un label

MSH de Dijon, le 21 octobre 2015 : Philippe Poirrier http://msh-dijon.u-bourgogne.fr/tout-agenda/icalrepeat.detail/2015/10/21/153/-/seminaire-patrimoine-mondial-de-l-unesco-les-enjeux-d-un-label.html

Les écritures de soi de l’historien

Séminaire de Christian Delacroix, François Dosse et Patrick Garcia organisé dans le cadre du programme « La fabrique de l’histoire telle qu’elle se raconte » de l’ANR Histinéraires [Centre Georges Chevrier – Dijon ; IHTP (UPR CNRS 301) – Paris ; Larhra (UMR 5190) – Grenoble-Lyon ; Telemme (UMR 7303 Aix-Marseille Université, CNRS).

http://crheh.hypotheses.org/889

Les écritures visuelles de l’histoire de la bande dessinée

IHTP : Pierre-Laurent Daurès, Vincent Marie et Adrien Genoudet.

http://ihtp.hypotheses.org/1008#more-1008

Télévision, source, objet, écriture de l’histoire

Université de Paris VII-Denis Diderot : Evelyne Cohen

http://evelynecohen.blogspot.fr

Sociologie des élites culturelles locales, 1947-1989 (III)

Séminaire Ecole des Chartes-IHTP : Agnès Callu

http://calenda.org/337400

Informer, classer, archiver. Sources et matériaux de l’histoire de la Révolution et de l’Empire

Séminaire animé par Jean-Luc Chappey, Maria-Pia Donato Virginie Martin. Université de Paris I Panthéon Sorbonne-IHRF-IHMC

http://www.ihmc.ens.fr/IMG/pdf/2015-2016_programme_se_minaire_m2.pdf

Musique et littérature dans les relations internationales

Irice : Anaïs Fléchet (UVSQ), Marie-Françoise Lévy (CNRS/UMR Irice) et Antoine Marès (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

http://irice.univ-paris1.fr/spip.php?article998

Sources et archives audiovisuelles de la solidarité internationale : le cas chilien

Caroline Moine (UVSQ) et Rosa Olmos (BDIC)

http://www.generiques.org/seminaire-de-recherche-sources-et-archives-audiovisuelles-de-la-solidarite-internationale-le-cas-chilien/

Histoire des imaginaires

Université de Paris I Panthéon Sorbonne : Dominique Kalifa

http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/CRHXIX/séminaire_D._Kalifa_2015-2016.pdf

Histoire des représentations et des sensibilités, 1800-1930

Université de Paris I Panthéon Sorbonne : Dominique Kalifa, Jeanne Moisand et Eric Fournier

http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/CRHXIX/UE1hist_representation_2015_2016.pdf

Les figures de l’intellectuel en France et en Europe

Université de Paris I Panthéon Sorbonne : Christophe Charle

http://www.ihmc.ens.fr/Les-figures-de-l-intellectuel-en.html

Cultures visuelles des Lumières

ENS Ulm-IHMC : Charlotte Guichard (CNRS-IHMC) et Anne Lafont (INHA)

http://www.ihmc.ens.fr/Cultures-visuelles-des-Lumieres-1332.html

 

COLOQUIOS Y JORNADAS DE ESTUDIO

-Prendre la plume des Lumières aux Romantismes. Pratiques de l’écrit dans l’Europe de la fin de l’époque moderne.

Université Nice Sophia Antipolis, 13 novembre 2015

https://lists.uakron.edu/sympa/arc/h-france/2015-09/msg00049.html

-La Suisse, entre consensus et conflits : enjeux et représentations

MSH Clermont-Ferrand, 19 novembre 2015.

http://chec.univ-bpclermont.fr/article432.html

-Musique, Pouvoirs, Politiques

Université de Bourgogne, 23 octobre 2015.

Collège Doctoral Franco-Allemand en Sciences Humaines et Sociales Dijon-Mayence.

http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/manifestations/15_16/15_10_23.html

 

CONVOCATORIAS

– Temps, temporalités et information-communication

XXe Congrès de la SFSIC

Metz, 8, 9 & 10 juin 2016

http://crem.univ-lorraine.fr/xxe-congres-de-la-sfsic-temps-temporalites-et-information-communication

– Society for French Studies

57th Annual Conference / 57e Congrès annuel

University of Glasgow, 27-29th June 2016

http://www.sfs.ac.uk/wp-content/uploads/2010/09/2016_CFP_French.pdf

– La culture dans tous ses états

Université de Lorraine

http://calenda.org/332510?file=1

-RadioMorphoses : Études radiophoniques et sonores.

https://www.facebook.com/pages/Association-pour-le-développement-de-lhistoire-culturelle/225015994323677?fref=ts

-Territoires et réseaux de création au féminin (3/3)

Université de Bourgogne, 26 février 2016 : Marianne Camus (Centre Interlangues Texte, Image, Langage), Valérie Dupont (CGC) et Valérie Morisson (Centre Interlangues Texte, Image, Langage)

http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/manifestations/15_16/16_02_26.html

-Inventorier le patrimoine artistique sous la Révolution : méthodes et enjeux

Université de Bourgogne, 19-20 novembre 2015 : Olivier Bonfait (CGC)

http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/manifestations/15_16/15_11_19-20.html

-Les Beaux-arts et les critiques : Légitimer le statu quo et l’ordre social

Université de Bourgogne Franche-Comté, Dijon, le 29 avril 2016.

http://blog.apahau.org/appel-a-communication-les-beaux-arts-et-les-critiques-legitimer-le-statu-quo-et-lordre-social-29-avril-2016-dijon/

– La France en guerre : cinq “années terribles”

Université de Clermont-Ferrand, 16-17 juin 2016

http://calenda.org/337876

-Quand la bande dessinée raconte la guerre. Représentations, confrontations, réceptions dans les sociétés européennes

Colloque international organisé par l’axe 5 « L’Europe des guerres et des traces de guerres » du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (EHNE), par la Bibliothèque nationale de France et par le Goethe-Institut de Paris. Il Paris, 9-10 juin 2016 à la Bibliothèque nationale de France et au Goethe-Institut à Paris.

http://irice.univ-paris1.fr/spip.php?article1201

-Pratiques culturelles et artistiques au sein des francophonies américaines en contexte minoritaire

Revue Francophonie d’Amérique, 2016, n°40 http://calenda.org/339919

-Portraits de traducteurs/traductrices en français sous l’Occupation

Université de Nantes/IUF : Christine Lombez

http://lamo.univ-nantes.fr/Portraits-de-traducteurs

 

PUBLICACIONES

BARBIER Frédéric (dir.), Bibliothèques, Strasbourg, origines-XXIe siècle, Paris, Éditions des Cendres; Strasbourg, Bibliothèque nationale et universitaire, 2015.  http://histoire-du-livre.blogspot.fr/2015/09/vient-de-paraitre-bibliotheque.html

BEAUPRE Nicolas, JONES Heather et RASMUSSEN Anne (dir.), Dans la guerre 1914-1918. Accepter, endurer, refuser, Paris, Les Belles-Lettres, 2015. http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100543990

BOISSON Bénédicte et DENIZOT Marion, Le Théâtre du Peuple de Bussang. Cent vingt ans d’histoire, Arles, Actes Sud, 2015. http://www.actes-sud.fr/catalogue/essais-et-ecrits-sur-le-theatre/le-theatre-du-peuple-de-bussang

CAROL Anne, L’embaumement: une passion romantique (France, XIXe siècle), Champ Vallon,2015. http://www.champ-vallon.com/Pages/PagesChosePublique/Carol.html#2

CHAPOUTOT Johann et VIGREUX Jean (dir.), Des soldats noirs face au Reich, Paris, Puf, 2015. http://www.puf.com/Autres_Collections:Des_soldats_noirs_face_au_Reich

CHARRIER Landry et ROUDIL Roland (dir.), Centenaire d’Au-dessus de la mêlée de Romain Rolland. Regards sur un texte de combat, Dijon, Eud, 2015. http://eud.u-bourgogne.fr/451-centenaire-d-au-dessus-de-la-melee-de-romain-rolland-9782364411425.html

DAKHLIA Jamil (dir.), À la recherche des publics populaires (1). Faire peuple, Nancy, PUL, 2015. http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100337430&fa=description

DALISSON Rémi, Paul Bert, l’inventeur de l’ecole laïque, Paris, Armand Colin, 2015. http://www.armand-colin.com/paul-bert-linventeur-de-lecole-laique-9782200289591

Paul Bert Armand Colin

DUHAMEL Philippe, TALANDIER Magali et TOULIER Bernard, Le balnéaire. De la Manche au monde, Rennes, PUR, 2015. http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3883

GALLINARI Pauline, Les communistes et le cinéma. France, de la Libération aux années 60, Rennes, PUR, 2015. http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3905&utm_source=parution-les-communistes-et-le-cinema&utm_medium=e-mail&utm_content=titre&utm_campaign=outil-de-diffusion

GENOUDET Adrien, Dessiner l’histoire. Pour une histoire visuelle, Le Manuscrit, 2015. https://adriengenoudet.files.wordpress.com/2015/09/dessiner-lhistoire_adrien-genoudet_dossier-de-presse_lr.pdf

Dessiner l'histoire portada

GUINAND Sandra, Régénérer la ville. Patrimoine et politiques d’image à Porto et Marseille, Rennes, PUR, 2015. http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3885

HEINICH Nathalie, Dans la pensée de Norbert Elias, CNRS Editions, 2015. http://www.cnrseditions.fr/sociologie/7147-dans-la-pensee-de-norbert-elias.html

LAOT Françoise et ROGERS Rebecca (dir), Les sciences de l’éducation. Émergence d’un champ de recherche dans l’après-guerre, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015. http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3910

Les sciences de l'education portada

LOYER Emmanuelle, Levi-Strauss, Paris, Flammarion, 2015. http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=48494&levelCode=litterature

MOLLIER Jean-Yves, Une autre histoire de l’édition française, Paris, La Fabrique, 2015. http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=921

PARMENTIER François et THOMAS Valérie (dir.), L’École de Nancy. Face aux questions politiques et sociales de son temps, Paris, Somogy, 2015. http://www.somogy.fr/livre/lecole-de-nancy?ean=9782757209875

POIRRIER Philippe (dir.), La Grande Guerre : une histoire culturelle, Dijon, Editions universitaires de Dijon, 2015. http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/publications/Grande_Guerre/Grande_Guerre.html

histoire culturelle grande guerre portada

PY Gilbert et SCHERER Colette (dir.), Civilisation et culture dans l’Europe des Lumières, Rennes, PUR, 2015. http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3895

RAUCH Marie-Ange, À bas l’égoïsme, vive la mutualité ! Histoire de la Mutuelle des Artistes et des Professionnels du Spectacle (1865-2011), PU de Vincennes, 2015. http://www.puv-editions.fr/collections/theatres-du-monde/a-bas-l-egoisme-vive-la-mutualite–9782842924287-33-611.html

ROYNETTE Odile, Un long tourment. Louis-Ferdinand Céline entre deux guerres (1914-1945), Paris, Les Belles-Lettres, 2015. http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100317360

SERNA Pierre (dir.), La Politique du rire: satires, caricatures et blasphèmes XVIe-XXIe Siècles, Champ Vallon, 2015. http://www.champ-vallon.com/Pages/PagesChosePublique/SernaDir.html

La politique du rire portada

 

 

VERGNON Gilles et SANTAMARIA Yves (dir.), Le Syndrome de 1940. Un trou noir mémoriel ?, Paris, Riveneuve, 2015. http://www.riveneuve-editions.com/catalogue-2/histoire-actes-academiques/le-syndrome-de-1940-trou-noir-memoriel/

VLASSIS Antonio, Gouvernance mondiale et culture: de l’exception à la diversité, LIège, PU de Liège, 2015. http://www.presses.ulg.ac.be/jcms/c_14631/gouvernance-mondiale-et-culture

STERNE Jonathan, Une histoire de la modernité sonore, Paris, La Découverte, 2015. http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707185839

Histoire de la modernité sonore portada

 

LA HISTORIA CULTURAL EN LA RED

-Justo Serna, La vida ordinaria : Apología de la historia cultural Segle XX. Revista catalana d’història, 2014, n°7, p. 127-138. http://revistes.ub.edu/index.php/segleXX/article/view/11242/13964

-L’image sociale http://imagesociale.fr/

-Culture visuelle http://culturevisuelle.hypotheses.org/

-Historiens de la santé http://histoiresante.blogspot.ca/

-INA Global.fr http://www.inaglobal.fr/

-La page “ressources” des éditions de l’Attribut : http://www.editions-attribut.fr/-Ressources

-Pop-en-stock http://popenstock.ca/presentation

-Institut d’histoire culturelle européenne Bronislaw Geremek Château de Luneville http://www.chateauluneville.cg54.fr/fr/linstitut-dhistoire-culturelle-europeenne.html http://www.ihce.eu/UserFiles/File/pressbook.pdf

-Forum d’Avignon Les rencontres internationales de la culture, l’économie et les médias http://www.forum-avignon.org/

-Usages publics du passé. Atelier international de recherche http://ehess.dynamiques.fr/usagesdupasse/7/#c43

-L’Histoire par l’Image http://www.histoire-image.org/

-Culturahistorica.es Culture historique, théorie de l’Histoire et historiographie http://www.culturahistorica.es/welcome.html

-Blog de l’APAHAU http://blog.apahau.org/

– LPCM Littératures populaires et cultures médiatiques http://www.flsh.unilim.fr/lpcm/

-Culture américaine. L’histoire culturelle des Etats-Unis / A blog on US cultural history

contact : jpg@u-bordeaux3.fr

http://cultureamericaine.hypotheses.org/

-Histoire du livre Blog de Frédéric Barbier (Ephe) http://histoire-du-livre.blogspot.com/

-Révolution Française.net http://revolution-francaise.net/

– Le Pupitre, Carnets d’histoire de l’éducation http://pupitre.hypotheses.org/

– Politiques de la culture. Carnet de recherches du Chmc http://chmcc.hypotheses.org/

LA HISTORIA CULTURAL EN LAS REVISTAS

-French Cultural Studies, 2015, n°26-3   http://frc.sagepub.com/content/26/3.toc

-Cultural History, 2015, n°4-2   http://www.euppublishing.com/toc/cult/4/2

-French Politics, Culture& Society, 2015, n°33-2 . Decolonization and Religion in the French Empire

Guest Editors: Elizabeth Foster and Giuliana Chamedes . www.journals.berghahnbooks.com/fpcs

-Conserveries mémorielles, 2015, n°17 Mobilité, espace et temps. Quelle mémoire pour la réalité augmentée ? https://cm.revues.org/2062

-GRAAT On-Line, July 2015, n°18 “Sources marginales et intersection des normes raciales, sociales et genrées. Le consensus libéral et ses transgressions aux États-Unis de 1945 aux années 1970”. Edited by Christen Bryson & Olivier Mahéo http://www.graat.fr/

-GRAAT On-Line, April 2015, n°17 “Margaret Thatcher in Popular Culture”. Edited by Monia O’Brien Castro & Sébastien Salbayre http://www.graat.fr/backissuethatcher.htm

In Situ, 2015, n°26 “La reconversion des sites et des bâtiments industriels” http://insitu.revues.org/11744

-Revue d’Histoire du Théâtre, 2015, n°266 . “La revue de fin d’année au XIXe siècle”, Olivier Bara, Romain Piana et Jean-Claude Yon (dir.) http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/publications/revue-d-histoire-du-theatre-numero-266-357914.kjsp?RH=1295348125773

-Temporalités, 2015, n°21 “Temporalités et guerres” https://temporalites.revues.org/2966

-“Récits et mises en texte du passé. École, musées, littérature Dans l’histoire scolaire, la littérature, chez les élèves, au musée” A l’école de Clio, août 2015, n°1 http://ecoleclio.hypotheses.org/182

-Le Temps des médias, 2015/2 (n° 25) “De la nature à l’écologie” https://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2015-2.htm

-Actes de la recherche en sciences sociales, 2015/4, n°209 “Classements sportifs” http://www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2015-4.htm>

 

RECENSIONES EN LÍNEA

-Thomas Bouchet, Vincent Bourdeau, Edward Castleton, Ludovic Frobert et François Jarrige (dir.), Quand les socialistes inventaient l’avenir (1825-1860), Paris, La Découverte, 2014.

Recension réalisée par Grégory Hû pour La Vie des idées, 26 août 2015. http://www.laviedesidees.fr/Le-socialisme-sous-presse.html

-Dario Gamboni, La destruction de l’art. Iconoclasme et vandalisme depuis la Révolution française, Dijon, Les Presses du Réel, 2015.

Recension réalisée par Christian Ruby pour Non Fiction, septembre 2015. http://www.nonfiction.fr/article-7776-oeuvres_darts_en_danger__que_veut_le_vandale_.htm

-Ivan Jablonka, L’Histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales. Paris : Seuil, 2014.

Recension réalisée par Olivier Lazzarotti, pour EspacesTemps.net, Livres, juin 2015. http://www.espacestemps.net/articles/ecriture-versus-redaction/

– Antoine Lilti, Figures publiques. L’invention de la célébrité, 1750-1850, Paris, Fayard, 2014.

Recension réalisée par Jean-Clément Martin pour la Revue d’histoire du XIXe siècle, 2015, n°50. https://rh19.revues.org/4835

-Hervé Mazurel, Vertiges de la guerre. Byron, les philhellènes et le mirage grec, Paris, Les Belles lettres, 2013. Recension réalisée par Franck Laurent pour la Revue d’histoire du XIXe siècle, 2015, n°50. http://rh19.revues.org/4848

-Johann Michel, Devenir descendant d’esclaves. Enquête sur les régimes mémoriels, Presses universitaires de Rennes, 2015.

Recension réalisée par Hugo Bouvard pour La Vie des idées, septembre 2015. http://www.laviedesidees.fr/Comment-commemorer-l-esclavage.html

-Philippe Poirrier (dir.), La historia cultural, Valencia, Publicacions de la Universitat de València, 2012. Recension réalisée par Luciano José Vianna pour la revue Ponta de Lança: Revista Eletrônica de História, Memória & Cultura (2013, n°7). http://www.seer.ufs.br/index.php/pontadelanca/article/view/3877/3255

-Edward P. Thompson, Misère de la théorie. Contre Althusser et le marxisme anti-humaniste, Montreuil, L’Échappée, 2015.

Recension réalisée par François Jarrige pour la Revue d’histoire du XIXe siècle, 2015, n°50. https://rh19.revues.org/4903

Fuente: Lettre mensuelle de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle, n° 134, octobre 2015.

Les archives de la Lettre de l’ADHC http://www.adhc.asso.fr/-Archives-de-la-lettre-.html

Secrétaire-adjoint, chargé de la Lettre @ de l’Adhc Philippe Poirrier Université de Bourgogne

Courriel : philippe.poirrier@u-bourgogne.fr

https://plus.google.com/u/0/109068672745027790454/posts

ADHC Secrétaire : Evelyne Cohen (Enssib)

evelyne.cohen@wanadoo.fr http://www.adhc.asso.fr/index.php

Actualités de l’ADHC : https://www.facebook.com/pages/Association-pour-le-développement-de-lhistoire-culturelle/225015994323677?ref=stream

Anuncios

Novedades historiográficas de historia cultural publicadas en francés

La  l’Association pour le développement de l’histoire culturelle (ADHC), publica mensualmente Les archives de la Lettre de l’ADHC (ver aquí). El encargado de la publicación es el historiador Philippe Poirrier, de la universidad de Bourgogne. Las secretaria de la Asociación es Evelyne Cohen, del Enssib (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques).

Cada boletín  tiene varias secciones. En el nº 126, correspondiente a diciembre de 2014, presenta reseñas de siete libros importantes sobre historia cultural publicados entre 2013 y 2014. Las reseñas están accesibles on line, como se puede comprobar a continuación, en publicaciones electrónicas como Lectures, La vie des idées, Histoire@politique, Non Fiction, Parutions.


Les historiens et l'avenir

 

Régis Bertrand, Maryline Crivello et Jean-Marie Guillon (dir.), Les historiens et l’avenir. Comment les hommes du passé imaginaient leur futur, PU de Provence, 2014. Recension réalisée par Mathias Thura pour Lectures, novembre 2014.http://lectures.revues.org/16264

L'Amérique des images

François Brunet éd., L’Amérique des images. Histoire et culture visuelles des États-Unis. Paris, Editions Hazan, 2013. Recension réalisée par Marie Plassart pour La Vie des Idées, novembre 2014. http://www.laviedesidees.fr/Voir-l-…

Charles Maurras

Olivier Dard, Charles Maurras,Paris, Armand Colin, 2013. Recension réalisée par Pascal Cauchy pour Histoire@politique, novembre 2014. http://www.histoire-politique.fr/in…=506 Recension réalisée par Claire Maligot pour Non Fiction, novembre 2014. (ver aquí)

Robert Darnton De la censure

Robert Darnton, De la censure. Essai d’histoire comparée, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Nrf essais », 2014. Recension réalisée par Björn-Olav Dozo pour Lectures, octobre 2014.http://lectures.revues.org/15985

Alphonse Dupront

Sylvio Hermann De Franceschi, Les intermittences du temps. Lire Alphonse Dupront, Paris, Éditions de l’EHESS, coll. « En temps et lieux », 2014. Recension réalisée par Nicolas Guyard pour Lectures, novembre 2014. http://lectures.revues.org/16055Aby Warburg ou la tentation du regard

 

Marie-Anne Lescourret, Aby Warburg ou la tentation du regard, Hazan, 2014. Recension réalisée par pour Hicham-Stéphane Afeisan pour Non Fiction, novembre 2014. (ver aquí).

L'histoire de France ne passera pas

Charles Personnaz et Emmanuel Pénicaut, L’Histoire de France ne passera pas  ! Bourin Editeur, 2014. Recension réalisée par Thierry Sarmant pour Parutions.com, novembre 2014. http://www.parutions.com/index.php?…


 

Los animales en la historia de la América latina

portada Centering Animals

En la obra Centering Animals in Latin American History, publicada por Duke University Press en 2013, coordinada por Martha Few y Zeb Tortorici, una docena de autores escriben sobre aspectos poco conocidos del papel desempeñado por los animales en la historia de la América latina tanto en su época colonial como en su etapa poscolonial. El conjunto de ensayos agrupados en esta obra revela cómo las interacciones entre los humanos y los animales han influido en la historia y la cultura latinoamericana. También consideran a los animales como actores sociales en las historias de diversos países latinoamericanos como México, Guatemala, la República Dominicana, Puerto Rico, Cuba, Chile, Brasil, Perú y Argentina. En estos ensayos se abordan cuestiones diversas: desde el papel desempeñado por los animales en los esfuerzos colonizadores hasta el uso de los monos en ensayos médicos experimentales en Puerto Rico. Varios de los autores exploran la relación entre animales, medicina y salud y las recientes políticas medioambientales tendentes a su protección.

Esta pluralidad de miradas  cubren un vacío historiográfico. Y construyen un libro original como se aprecia recorriendo el índice del libro.

  • Foreword / Erica Fudge  ix

    Acknowledgments  xiii

    Introduction. Writing Animal Histories / Zeb Tortorici and Martha Few  1

    Part I. Animals, Culture, and Colonialism 

    1. The Year the People Turned into Cattle: The End of the World in New Spain, 1558 / León García Garagarza  31

    2. Killing Locusts in Colonial Guatemala / Martha Few  62

    3. “In the Name of the Father and the Mother of All Dogs”: Canine Baptisms, Weddings, and Funerals in Bourbon Mexico / Zeb Tortorici  93

    Part II. Animals and Medicine, Science, and Public Health  

    4. From Natural History to Popular Remedy: Animals and Their Medicinal Applications among the Kallawaya in Colonial Peru / Adam Warren  123

    5. Pest to Vector: Disease, Public Health, and the Challenges of State-Building in Yucatán, Mexico, 1833-1922 / Heather McCrea  149

    6. Notes on Medicine, Culture, and the History of Imported Monkeys in Puerto Rico / Neel Ahuja  180

    Part III. The Meanings and Politics of Postcolonial Animals 

    7. Animal Labor and Protection in Cuba: Changes in Relationships with Animals in the Nineteenth Century / Reinaldo Funes Monzete (translated by Alex Hildago and Zeb Tortorici)  209

    8. On Edge: Fur Seals and Hunters along the Patagonian Littoral, 1860–1930 / John Soluri  243

    9. Birds and Scientists in Brazil: In Search of Protection, 1894–1938 / Regina Horta Duarte (translated by Zeb Tortorici and Roger Arthur Cough)  270

    10. Trujillo, the Goat: Of Beasts, Men, and Politics in the Dominican Republic / Lauren Derby  302

    Conclusion. Loving, Being, Killing Animals / Neil L. Whitehead  329

    Recommended Bibliography  347

    Contributors  357

    Index  361

Esta obra singular ya ha llamado ya la atención de diversos lectores. Así se manifiesta en la reseña de Emily Wakild, de la Boise State University, publicada en la sección de reseñas del portal H-Net Humanities and Social Sciences.

Philippe Noirel comenta el relevante libro para la historia global de François Julien “Entrer dans une pensée”

En el blog histoire globale Philippe Noirel -a cuyo itinerario intelectual se aproximó hace unos años Philippe Lacour-, ha hecho una amplia reseña del libro del filósofo y sinólogo francés François Julien, Entrer dans une pensée ou des possibles de l’esprit, publicado en Paris por Gallimard, en 2012.

Entrer dans une pensée

Philippe Noirel considera esta obra un libro fundador para quienes se preocupan por la historia global. Por su interés la transcribo en esta bitácora.

En este libro Julien muestra un amplio conocimiento de la civilización china, algunos de cuyos logros pude admirar recientemente en el extraordinario Museu do Oriente de Lisboa.

L’histoire globale est par définition critique à l’égard de l’histoire traditionnelle, jugée eurocentrée, privilégiant les dynamiques européennes sur toutes les autres, également trop imprégnée des catégories occidentales d’analyse. De fait, une composante centrale de cette histoire globale vise à repérer l’eurocentrisme dans toutes ses dimensions, ce dont ce blog s’est souvent fait l’écho. Elle n’en est pas moins elle-même l’objet d’une critique forte : en élaborant la complexité des flux de marchandises, de techniques, d’idées, d’abord sur le continent afro-eurasien, puis à l’échelle planétaire, en définissant les acteurs de ces mouvements, elle continuerait à le faire dans les termes mêmes de la pensée européenne, identifiant des États, des marchés, un possible capitalisme, etc. Disons le d’emblée : cette critique paraît largement justifiée et, jusqu’à un certain point, salutaire. Il est ainsi possible que l’histoire globale des flux soit finalement plus utile en tant que pédagogie d’un décentrement très progressif, permettant à ses lecteurs de se débarrasser « en douceur » de leurs préjugés, qu’en tant que discours scientifique, supposé universalisable (qualificatif auquel, à l’évidence, elle ne peut prétendre).
On pourra cependant objecter que l’histoire globale n’est pas seulement élaboration d’interconnexions, à l’échelle de continents ou de la planète. Elle passe aussi par la méthode de la comparaison entre des sociétés supposées différentes, comme l’a brillamment illustré Kenneth Pomeranz dans Une grande divergence, entre Chine et Grande-Bretagne. Là encore cependant, cette pratique peut facilement laisser l’analyste, surtout s’il prend une situation européenne comme un des termes de la comparaison, en dehors des significations et représentations propres à la société « comparée ». La tentation sera grande de chercher dans cette dernière, au pire ce qui lui manque en regard de la « référence », au mieux ce qu’elle a de plus, mais sans vraiment décentrer le regard, sans nécessairement cerner les logiques implicites de l’autre société… Et c’est évidemment en ce sens qu’une certaine « histoire connectée » prétend constituer une alternative à l’histoire globale, en se penchant résolument sur les significations vécues par chacune des parties dans la rencontre ou en tentant de cerner comment les structures économiques, politiques, sociales, peuvent être vécues de part et d’autre. Pour ce faire, elle attache à juste titre une grande importance à l’analyse des textes ou témoignages oraux dans la langue même des parties prenantes. Peut-on pour autant penser qu’engager une telle démarche suffise pour en assurer la réussite ? A l’évidence non et c’est toute la difficulté de l’entreprise qui est indirectement démontrée par François Jullien dans cet ouvrage essentiel que constitue Entrer dans une pensée. Raison pour laquelle nous allons aujourd’hui nous permettre une exceptionnelle incursion dans la philosophie, ce qu’elle a à dire aux histoires globale, comparée, connectée, étant définitivement incontournable.
François Jullien veut nous faire « entrer » dans la « pensée » chinoise… « Pensée » prise, semble-t-il,  à la fois dans son contenu philosophique et dans ses modalités concrètes ou quotidiennes, deux signifiés vraisemblablement non séparables. Et au titre de l’expérimentation il va choisir une phrase clé du corpus littéraire chinois, assertion supposée illustrer correctement un mode de pensée encore prégnant aujourd’hui.  « Entrer », c’est-à-dire en percevoir, sinon en adopter, les « plis », l’implicite, autrement dit ce dont un locuteur a un mal infini à se déprendre, même quand il tente de procéder à l’exercice du doute, tel que la philosophie occidentale l’a pratiqué à partir de Descartes. Tentative à priori impossible pour nous, notamment parce que la pensée chinoise est solidaire d’une écriture très particulière, donc dans un rapport de « dépendance non dénouée avec le pouvoir figurateur du tracé », solidaire aussi d’une langue qui, dans sa variante  classique, est « sans morphologie et quasiment sans syntaxe ». Tentative que ne permet pas non plus la démarche qui consisterait à cerner les écoles de pensée, leurs oppositions et successions, approche trop calquée sur l’histoire conflictuelle de la pensée européenne et peu crédible dans le cas chinois du fait des « connivences sourdement nouées, des évidences inlassablement réchauffées ». Tentative qui est peut-être enfin fondamentalement bloquée par le présupposé que toute pensée procède à partir de « questions », ce qui est de fait le cas dans la pensée grecque, puis européenne, mais peut-être pas dans la pensée chinoise. Bref le risque est immense que, même en pratiquant cette langue, on passe à côté de cette pensée, ce que démontre a plaisir l’auteur dans ses trois premiers chapitres.
Dès lors comment faire ? Jullien nous propose d’étudier, retourner, malaxer, appréhender de plusieurs points de vue différents, une seule phrase chinoise, une phrase qui, comme dans toute autre langue  « secrète un ordre qu’on ne défera plus », obligera à penser dans son sillage et même « plie du pensable ». Il prend comme exemple d’une telle « pliure » la façon dont la première phrase de Proust, « Longtemps, je me suis couché de bonne heure », engage tout le déploiement de « A la recherche du temps perdu ». Et c’est dans le Yi Jing ou « Classique du Changement » que Jullien trouve sa phrase initiale, voire initiatique, celle qui va nous permettre une furtive incursion dans la pensée chinoise. Mais peut-on parler de phrase ? Il s’agit plutôt d’une succession de caractères que l’on peut considérer comme des « termes » et qu’il traduit par : « commencement – essor – profit – rectitude ». Bousculé par une telle différence, le lecteur occidental peut aisément considérer qu’il s’agit là d’une pensée prélogique, peut-être ésotérique, en tout cas non-structurée. Et déclarer alors qu’elle ne peut lui parler, le laisse indifférent et sans prise. Il peut aussi en être d’autant plus stimulé à suivre les développements que Jullien déploie ensuite et qui nous font commencer à « entrer »…
Cette « phrase » exprimerait d’emblée moins un sens qu’une cohérence. Ce serait « la formule-clé de ce qui fait indéfiniment réalité, dans son incessant procès, et que rien ne peut remettre en question – ne peut ni réduire, ni contredire ». Qu’on l’interprète en termes de succession des saisons à partir du printemps, de germination ou de reproduction, d’histoire des sociétés, il s’agit d’un mouvement englobant toute chose et tout être, ne marquant nulle tension ou opposition (par exemple avec un créateur ou une origine), ne laissant présager ni ailleurs, ni extérieur. L’angle de vue ici posé, pour parler en Européen, est « celui de tout processus déclenché et qui se propage, saisi dans son avènement et son déploiement ». Et si le profit consécutif à l’essor suggère une idée de moisson, pour que le bénéfice obtenu soit durable, encore faut-il « qu’il ne favorise rien de particulier, respecte un juste équilibre, ne dévie ni ne déborde. Aussi maintient-il par sa « rectitude », dernier terme de la phrase, son immanente capacité ; et cette fécondité à l’œuvre ne tarit-elle pas ». L’auteur se plaît ensuite à citer les commentaires faits en Chine sur cette phrase, notamment pour montrer combien elle n’interroge, ni n’explique, et même ôte toute prise au questionnement. En revanche, se présentant comme une évidence, tenant tout lié, cette phrase peut éveiller le soupçon du regard européen : « cet ordre si bien régulé ne servirait-il pas de machine à obéissance ? », de support idéologique à une conformité sociale sans cesse ressassée en Chine.
Arrivé à ce point, l’auteur nous a déjà fait « entrer » en dévoilant plusieurs intérêts d’une formulation aussi énigmatique au premier abord. Il a commencé à nous procurer un point de vue quelque peu chinois. Mais le franchissement du seuil va être réellement consommé en nous faisant confronter ce récit chinois de tout processus à ses équivalents occidentaux, celui de la Bible et celui des Grecs. Dans le récit biblique, nulle continuité, mais au contraire un évènement fondateur et un dieu créateur extérieur ; chez Hésiode, un fondement éternel en partie en contradiction du reste avec la dimension temporelle. D’un côté une théologie, de l’autre une mythologie. Mais pour nous l’essentiel n’est pas dans le contenu : il est au contraire dans ce résultat « technique » étonnant qu’obtient François Jullien, à savoir nous permettre de relativiser chacune des trois traditions par les deux autres et même de lire les deux interprétations occidentales des origines avec un regard extérieur… On arrive peu à peu à moins de complaisance vis-à-vis des séparations et conceptualisations qui nous sont familières, on aperçoit plus facilement en quoi l’idée d’un créateur extérieur, par exemple, tout à la fois oriente définitivement et limite drastiquement la pensée européenne ultérieure. Et on en vient finalement à trouver bien des vertus au récit du Yi Jing tout en relevant son ambiguïté politique.
Il est certes impossible de résumer ici le corps d’un texte dense et érudit, dans lequel le simple amateur de réflexion philosophique peut aisément se perdre. Mais la trajectoire suivie par l’auteur ensuite est clairement exposée. Il commence par montrer (chap. 9 et 10) combien les traditions hébraïque et hellénique sont de fait déjà interdépendantes car métissées en amont, sans doute à Babylone, certainement aussi en relation avec la foisonnante mythologie propre à la pensée indienne des origines. Ne seraient-elles donc qu’une ultime variation dans une infinité de récits des origines, tous soumis à des contradictions internes comme à des incompatibilités mutuelles ? Du coup, le retour à la phrase chinoise (chap. 11) montre cette dernière comme incroyablement décantée : « on mesure alors à côté de quoi, sans s’en rendre compte, celle-ci est passée ; on la lit (du dehors) dans ce (qu’elle ne sait pas) qu’elle ne dit pas ». Et on réalise qu’elle ne se prête pas « à contestation, à autre chose que de la glose et de l’explicitation ». Se pourrait-il alors qu’elle n’ait rien à nous dire ? Renversant la question au chapitre 12, Jullien montre que c’est tout autant la Chine qui est restée indifférente aux mythes ou théologies, et jusque tard rétive à nos catégories de pensée par trop clivantes. Et de fait, si des vestiges de mythologie subsistent dans la culture chinoise, ils ne se déploient pas, « enfouis ou travestis par une cohérence qui prévaut sur eux et les étiole ». La Chine aurait ainsi privilégié un parti-pris ritualiste « qui n’est pas explicatif, mais tend à déceler la ligne d’évolution des choses pour y lire une propension à laquelle se conformer ». Elle a de ce fait choisi un des « possibles de l’esprit ». Ce qui l’amène à être fort peu concernée par d’autres partis-pris, les nôtres en particulier, de la même façon que son discours propre n’aurait rien à nous dire.
Cette variété des « possibles de l’esprit » est alors étudiée par Jullien dans l’exemple grec (chap. 13). Il voit dans la langue un outil clé de construction dans/de la pensée et montre remarquablement combien le grec « construit un sens » à partir d’une grammaire qui induit le concept de cause, lequel hypothèquerait définitivement la suite de la réflexion (y compris la notion de Dieu). A l’inverse le chinois (classique) « condense des cohérences », sans doute en grande partie du fait de son absence de grammaire, de temps, de distinction entre passif et actif, etc. et se traduirait en « formules » plus qu’en énoncés logiques. Penser selon les Grecs sera alors « trancher successivement dans une série organisée d’alternatives s’impliquant les unes à partir des autres, optant pour une solution et refusant l’autre », ce sera « problématiser ».  Chez les Chinois, ce ne sera pas cette déduction des raisons mais plutôt un dévidement ou enfilement, la phrase étant aussi processive que ce qu’elle entend faire entendre, et la problématisation étant superbement ignorée. Sur ces bases, l’auteur consacre le chapitre 14 à réhabiliter le sens de la traduction, à condition que celle-ci fasse précisément entendre ces écarts et permette de faire « entrer », non pas tire tout de suite vers les catégories européennes des textes qui leur sont profondément étrangers, phénomène dont il donne des incarnations certes grotesques mais qui ont malheureusement longtemps fait autorité. Au final il considère que la révélation de ces multiples « possibles de l’esprit » est sans doute le moyen d’un dialogue fructueux entre l’Europe et la Chine, de façon notamment é caractériser ce substrat commun dont les « possibles » auraient dérivé, mais cette conclusion paraît moins étayée et brillante que le reste de sa démonstration.
On ne cherchera pas à construire ici, en conclusion, ce que pourrait être pratiquement l’apport du livre de Jullien à l’histoire globale (ou connectée ou comparée). Cela se fera peut-être, ici ou là, par le travail effectif et l’étude attentive des « écarts ». Il me semble clair néanmoins que cet ouvrage devrait être, pour nous, véritablement fondateur.
A %d blogueros les gusta esto: